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Station spatiale internationale

7. Anatomie de la station spatiale — Les parties non pressurisées

7.1. La poutre

Poutre P1 en cours d'installation durant STS-113 (novembre 2002).

Deux astronautes travaillant sur la poutre P1 en cours d'installation durant STS-113 (28 novembre 2002).

(Crédit : NASA)

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La poutre est la structure la plus imposante de la station avec une longueur de 108,5 m. Son rôle principal est de porter les panneaux solaires qui fournissent l'énergie à la station et les radiateurs qui assurent la régulation thermique des modules pressurisés. Sa dimension permet aux panneaux solaires de s'orienter sans être gênés par les modules pressurisés et les panneaux qui y sont rattachés. Elle est constituée de 11 segments qui ont été assemblées en orbite. La poutre est perpendiculaire au tronc central de la partie pressurisée de la station. Elle est constituée d'une partie centrale fixe (segments de poutre S0, P0 et P1) solidement fixée en son milieu au sommet du laboratoire américain Destiny et de deux extrémités (bâbord et tribord) qui portent les panneaux solaires et qui pivotent autour de l'axe de manière à toujours aligner les cellules photovoltaïques face au Soleil. Les panneaux solaires peuvent eux-mêmes pivoter par paire.

La poutre sert également de support à trois plateformes externes qui permettent d'entreposer des pièces de rechange ainsi qu'à quatre plateformes, les ExPRESS Logistics Carrier, sur lesquelles se trouvent des expériences scientifiques qui n'ont pas besoin d'être installées dans un environnement pressurisé ou qui sont volontairement exposées au vide. Une expérience scientifique particulière, le spectromètre magnétique Alpha, dispose d'un emplacement spécifique sur la poutre. Enfin le bras télémanipulateur Canadarm 2 est généralement installé sur un chariot mobile qui peut coulisser à petite vitesse le long des trois segments non rotatifs de la poutre permettant ainsi d'accroitre son rayon d'action d'environ 40 m.

Le module non pressurisé Z1 fixé au port d'amarrage zénithal d'Unity sert de support aux quatre gyroscopes de la station ainsi qu'aux principales antennes de télécommunications.

7.2. Les bras et robots télémanipulateurs

Stephen K. Robinson, ancré par les pieds au bras Canadarm2.

L'astronaute Stephen K. Robinson, ancré par les pieds au bras Canadarm 2 de la Station Spatiale Internationale, participe à la troisième session extravéhiculaire (EVA) de la mission.

(Crédit : NASA)

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La station dispose de plusieurs bras contrôlés à distance qui permettent l'assemblage de la station et sa maintenance. Compte tenu de la taille de la station, de l'origine multinationale de ses composants et de la diversité des besoins, plusieurs bras ont été installés.

Le bras Canadarm 2 est le plus important des systèmes de ce type présents dans la station et constitue la principale contribution du Canada. C'est une version plus puissante du bras Canadarm installé sur la navette spatiale américaine. Long de près de 17,6 m il dispose de sept degrés de liberté et est capable de déplacer des charges de 116 t. Il est généralement fixé sur un chariot — le Mobile Remote Servicer MRS — qui se déplace le long de la poutre mais l'embase présente à ses deux extrémités peut être également attachée à un des points d'accrochage répartis sur la station (les Power Data Grapple PDGF qui lui fournissent énergie électrique et des liaisons vidéo et informatiques. Il peut changer de point d'accrochage en se déplaçant comme une chenille : cette mobilité combinée à sa grande longueur lui permet d'atteindre une grande partie des installations. Mis en place en 2006, il a depuis été particulièrement sollicité pour la mise en place des principaux éléments de la station. Il a reçu depuis 2008 une extension, le (Dextre (SPDM)), beaucoup plus précise (15 degrés de liberté), permettant des manipulations exigeant une grande dextérité lorsque la masse ne dépasse pas 600 kg : Dextre peut soit prolonger le bras Canadarm 2 soit fonctionner de manière autonome en s'ancrant sur un des points d'accrochage de la station. Le bras Canadarm 2 peut être contrôlé depuis deux postes de travail mobiles situés dans la station. Il est prévu que l'un de ces postes soit déplacé en 2010 dans la Cupola, qui fournira une vue directe sur une grande partie de la station à l'opérateur. Ce dernier travaille aujourd'hui en utilisant les images restituées par des caméras installées sur le bras ainsi que les données fournies par des capteurs.

Poste de travail du téléopérateur de Canadarm 2.

Poste de travail du téléopérateur de Canadarm 2.

(Crédit : NASA)

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Les bras télémanipulateurs russes Strela sont installés sur le module Pirs. L'un d'entre eux permet d'intervenir sur le module Zarya tandis que l'autre permet d'atteindre Zvezda.

Le Bras télémanipulateur européen (ERA en anglais) a une longueur de onze mètres pour une masse de 630 kg. Il est capable de déplacer des charges pesant jusqu'à huit tonnes. Il dispose de sept degrés de liberté. Il doit être installé dans la station en 2010 avec le module russe Rassvet et prendra alors en charge les interventions sur les modules russes. Les deux extrémités du bras robotisé peuvent se fixer sur des points d'attache dispersés à la surface de la station ou sur le chariot mobile située sur la poutre utilisée également par le bras Canadarm. Une extrémité se fixe sur un point d'ancrage, tandis que la deuxième tient l'outil ou l'objet à manipuler. Les deux extrémités ont les mêmes capacités et peuvent donc tour à tour servir de point d'ancrage ce qui permet au bras de se déplacer à la surface de la station sans intervention humaine. Les cosmonautes peuvent le contrôler depuis l'intérieur de la station spatiale, mais aussi depuis l'extérieur. Ce dernier permet d'attraper des objets munis du système d'accrochage adéquat. Il se trouvera également muni de caméras vidéo, et d'un outil multitâches. L'opérateur utilise un poste de travail mobile.

Il existe également un bras associé à la palette japonaise (JEM-RMS). Celle-ci située à l'extérieur du laboratoire Kibō héberge les expériences relevant de ce module pouvant être exposées dans le vide. Cet outil est composée d'un premier bras de 10 m disposant de six degrés de liberté et d'un petit bras sont commandées depuis un poste de contrôle dédié installé dans le module Kibō qui dispose par ailleurs de deux hublots fournissant une vue directe sur le champ opératoire.


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Catégorie : Station spatiale internationale

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