Mais on remarque qu'alors que Newton désignait encore ses travaux sous l'appellation de philosophie (son maître ouvrage de 1687 portant le titre de Philosophiae Naturalis Principia Mathematica), les développements en ce domaine appartiennent maintenant au domaine de la physique. De même, pour n'évoquer que quelques exemples supplémentaires, c'est de travaux et recherches en philosophie que sont issues, à la fin du XIXe siècle, des disciplines comme la sociologie et la psychologie ; tout comme la gérontologie s'est, quant à elle, forgée en tant que discipline (se rattachant maintenant en partie à la psychologie) seulement dans la seconde moitié du XXe siècle, sous l'impulsion de travaux et recherches en philosophie.
Pendant une longue partie de histoire de la philosophie et de la science, il était donc possible à un homme d'embrasser l'ensemble des connaissances (scientifiques et/ou autres). Certains philosophes étaient alors aussi de grands scientifiques, ou inversement (Thalès, Aristote, par exemple). La science était pour certains philosophes, tel Platon, la condition de la sagesse.
Cette idée d'une union entre sagesse et science a duré des siècles. Au XVIIe siècle, Spinoza présentera encore sa pensée sous une forme déductive proche des mathématiques. Mais cette idée semble ne devoir jamais aboutir.
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Catégorie : Philosophie des sciences
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