
La Chine a une pensée riche et originale, sa culture le manifeste évidemment. Y appliquer le mot d'origine grecque « philosophie » demande, pour le moins, une définition. Cicéron et Diogène Laërce rapportent que Pythagore appelait philosophoi, ceux qui ne s'intéressent qu'à la nature des choses. En ce sens, la Chine a donné de nombreux philosophes, consacrant leur vie aux premiers principes. La civilisation a dégagé de grands moments de liberté intellectuelle, matériellement et culturellement, si bien que l'on peut préciser avec Platon que cette recherche ne s'exprime pas seulement en mythes irréfutables, mais s'est ouverte au dialogue, ou au moins, à des discussions très animées entre écoles. Toutefois, la langue chinoise n'est pas le logos. Elle a des formes linguistiques très différentes, et les genres littéraires qui en résultent. Les chemins se séparent dès l'origine, et se rejoignent tout juste, au XXe siècle. L'exégèse des présocratiques grecs aide la philosophie à s'ouvrir aux penseurs chinois, le travail de la sinologie offre désormais des analyses accessibles au public non spécialistes. Confucius ou Zhuangzi méritent d'être étudiés, ils apportent des perspectives originales, inconnues de la philosophie occidentale.
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Catégories : Histoire de la philosophie
Philosophie chinoise
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