Hit-Parade des sites francophones. Classement de sites
Fil d'Ariane : AccueilGlossaire encyclopédiqueGrippe aviaire

Grippe aviaire

Cet article traite de la grippe aviaire chez l'animal.
Le Coq bankiva, aussi appelé Coq doré, l'ancêtre de nos poules.

Le Coq bankiva, aussi appelé Coq doré, l'ancêtre de nos poules d'élevages.

(Crédit : Allan Octavian Hume)

Agrandir l'image

L'influenza aviaire (naguère appelée peste aviaire) désigne une maladie virale proche de la grippe, rencontrée chez les oiseaux sauvages ou domestiques. Cette affection est transmissible entre volatiles et plus rarement à des mammifères (dont au porc qui est à la fois réceptif aux virus grippaux aviaires et humains), mais elle est habituellement difficilement transmissible à l'Homme. Certaines espèces d'oiseaux, et en particulier certains canards sont souvent porteurs asymptomatiques.

Micrographie à transmission électronique du virus de grippe A.

Virus de grippe A ; micrographie à transmission électronique de particules virales chargées négativement en passage tardif.

(Crédit : CDC)

Agrandir l'image

Le virus grippal Influenza A est classé en fonction du type de deux de ses protéines de surfaces, en 144 combinaisons possibles (16 hémagglutinines × 9 neuraminidases. Ces 144 sous-types semblent tous pouvoir infecter toutes les espèces d'oiseaux, et actuellement six d'entre eux (H1Nx, H2Nx ou H3Nx, ou HxN1 ou HxN2) ont des caractéristiques leur permettant d'infecter plus facilement l'Homme, situation qui peut évoluer si le virus mute. Chaque sous-type peut se décliner en de nombreux variants, plus ou moins pathogènes.

Les virus de la grippe sont des virus à ARN qui mutent spontanément et fréquemment. Ce faisant certains virus peuvent éventuellement devenir capables d'infecter d'autres espèces que des oiseaux. Mais le passage de virus de l'oiseau à l'espèce humaine ou à d'autres mammifères est jugé exceptionnel ;

Couple de cygnes tuberculés.

Couple de cygnes tuberculés. Le cygne est une des espèces très sensible au virus H5N1. Il symbolise deux choses en Advaita Vedānta : premièrement, en sanscrit, il est appelé haṃsa (avant un /h/ du mot suivant « hamso »), et en répétant ce mot continuellement, il devient « so-aham », qui signifie « je suis cela ». Deuxièmement, il représente une personne libérée. Tout comme le cygne habite sur l'eau, mais ses plumes ne sont pas salies par l'eau, de même, une personne libérée habite dans ce monde de Māyā, mais n'est pas touchée par cette illusion.

Agrandir l'image

Inversement, l'homme peut exceptionnellement infecter des animaux. Cette possibilité a été peu étudiée, mais a été expérimentalement prouvée avec le chat et le porc (Cela a été suspecté dès 1918 à l'occasion de la grippe espagnole).

Le cas de l'Homme contaminé par l'animal est réputé le plus fréquent, tout en restant rare. Il est apparu par exemple que l'épizootie due au virus H5N1 a de 2004 à 2006 durement frappé les oiseaux, mais seulement quelques centaines d'humains. Ces cas humains avaient dans la plupart des cas été en contact étroit ou prolongé avec volailles touchées par une épizootie qui évolue en panzootie (fin juillet 2006, 58 pays ou territoires ont notifié des infections d'oiseaux sauvages ou d'élevage par le H5N1 sur trois continents).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) craint que la grippe aviaire, si elle s'humanisait, puisse d'une panzootie évoluer en pandémie susceptible de tuer jusqu'à 100 millions de personnes parmi plusieurs milliards de malades. D'autres évaluations envisagent de 7,4 à 320 millions de morts en un à deux voire trois ans, selon que la morbidité du virus serait semblable à celle des pandémies de 1957 ou 1968 (très faible mortalité), ou comparable à celle de 1918 (Ces chiffres sont obtenus en multipliant les évaluations de la mortalité due à la grippe espagnole par le facteur correspondant à l'augmentation de la population depuis 88 ans).

Trois principaux scénario sont évoqués pour une mutation permettant une pandémie :

  1. Passage et adaptation par les suidés sauvages (sanglier en Europe) ou d'élevage : l'organisme du porc (mais d'autres espèces pourraient aussi être concernées) possède des récepteurs cibles à la fois des virus aviaires et des virus humains. Il peut donc contracter les deux virus simultanément et ainsi constituer un creuset dans lequel les deux virus peuvent mélanger leurs gènes et donner naissance à un nouveau virus pouvant infecter l'homme et contre lequel personne n'aurait de défense immunitaire. Les deux épidémies de grippe de 1957 et de 1968 découlaient probablement de ce processus. Elles ont causé plus de 1,5 million de morts. En août 2004, des scientifiques chinois avaient annoncé lors de la Conférence internationale sur la prévention de la grippe aviaire et du SRAS que la souche virale H5N1 avait été déjà détectée chez des porcs chinois, mais ceux-ci n'étaient pas infectés par la grippe « humaine ».
  2. Passage et adaptation chez l'homme par contact prolongé : après un contact prolongé et récurrent avec l'Homme, le virus pourrait muter peu à peu (glissement génétique) en une autre souche transmissible d'Homme à Homme. Des mesures rigoureuses de protection sanitaire devraient limiter ce dernier risque en supprimant ce contact récurrent. C'est pourquoi certains préfèrent désigner la grippe aviaire sous le terme peste aviaire ou « influenza aviaire », le terme grippe restant réservé aux variantes adaptées à l'homme (bien qu'elles puissent aussi parfois toucher le porc, le chat ou d'autres espèces)
  3. Passage et adaptation à l'homme du virus en région arctique où la consommation de viande crue d'animaux est une tradition vivante : dans ces régions dépourvue de bois, de fruits et de légumes la consommation de viande crue (plus riche en vitamines) est une tradition. Les êtres vivants en haut de la pyramide que sont les humains, les phoques et certains cétacés consomment des oiseaux susceptibles ou que l'on sait porteurs de H5N1 (exemple oie des moissons). On sait que ces mammifères sont potentiellement sensibles au H5N1. On a de plus, noté lors des pandémies précédentes que les populations esquimaudes et Inuits ont été particulièrement affectées, notamment en pourcentage de la population tuée par le virus.

Cet article écrit par ces auteurs est issu de Wikipédia et est conforme aux termes de la GFDL.

Catégorie : Grippe aviaire

Ce résumé est l'ébauche d'un futur article encyclopédique plus complet.
Fil d'Ariane : AccueilGlossaire encyclopédiqueGrippe aviaire
Logo du W3C indiquant la validité du code CSS 3. Logo du W3C indiquant la validité du code HTML 5. Logo indiquant la conformité de l'accessibilité Triple-A.
14 visiteurs connectés
  • Record de la journée : 31 visiteurs à 02h38
  • Record de la semaine : 311 visiteurs mardi à 19h49
  • Record du mois : 311 visiteurs le 15 mai à 19h49
  • Record de l'année : 828 visiteurs le 12 mars 2012 à 19h44
  • Record absolu : 828 visiteurs le 12 mars 2012 à 19h44
Mentions légales
Site déclaré à la CNIL sous le 871314
© 2002-2012 www.science-et-vie.net

Page imprimée jeudi 17 mai 2012 à partir de l'url :
« http://www.science-et-vie.net/definition-grippe-aviaire-257.html »

Site déclaré à la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) sous le n°871314

© 2002-2012 www.science-et-vie.net